Enseignement supérieur, recherche et vie étudiante

Présentation du groupe

Diagnostic de l’ESR et de la vie étudiante à Paris

Paris est une ville universitaire attractive tant sur le plan national qu’international, ainsi Paris compte plus de 650 000 étudiant-e-s. Alors que la période des études devrait être un temps dédié à l’apprentissage et à la découverte des richesses culturelles parisiennes, de nombreux-ses étudiant-e-s sont confronté.e.s à des conditions de vie difficiles. Le coût de la vie à Paris pour un-e étudiant-e est estimé à 1 224€ par mois (contre 720€ à Limoges !).

La principale difficulté réside dans l’accès au logement. Les loyers parisiens augmentent  chaque année (830€ mensuel en moyenne en 2018) et l’encadrement des loyers reste peu respecté pour les petites surfaces dans lesquelles logent les étudiant-e-s. La mairie de Paris s’est engagée à créer 6 000 nouveaux logements étudiants et chercheurs d’ici 2020 pour atteindre, 25 000 logements privés et publics dédiés aux étudiants à Paris, dont environ 15 000 logements sociaux et ainsi atteindre un ratio de 1 logement pour 4 étudiants boursiers à Paris. On ne peut se satisfaire de ce manque d’ambition par rapport aux réels besoins.

En outre, la mairie de Paris ayant finalement renoncé à la gratuité des transports en commun pour les étudiant-e-s, les étudiant∙e∙s doivent souscrire à un Forfait imagine R Etudiant (350€ annuel).

Par ailleurs, la ville de Paris a un rôle majeur à jouer en terme d’enseignement supérieur et de recherche. La mairie a ainsi sous sa tutelle 5 écoles d’arts et 2 écoles d’ingénieur.e.s. Malgré les travaux récemment financés, l’investissement n’est pas à la hauteur d’une grande ville de recherche et d’enseignement supérieur publics. Les aides apportées au financement de la recherche et des doctorats par la ville de Paris sont insuffisantes et on observe un renforcement des logiques de profits (multiplication des brevets, transferts de technologie, partenariat public-privé…) dans ces établissements au cours de la mandature, au détriment du service public de recherche.

En dépit des annonces sur l’attention portée au service public de la vie étudiante, le budget de la Ville de Paris consacré à l’Enseignement Supérieur et à la Recherche est fluctuant et moins de 10 M€ sur toute la mandature sont apportés en soutien au CROUS de Paris (logements, renforcement des capacités d’accueil des restaurants universitaires, création de nouveaux lieux de vie ou encore accompagnement accru des étudiants handicapés).

Propositions (en cours d’élaboration)

Nous souhaitons enrichir nos propositions grâce à un travail collectif et aux auditions de syndicats étudiants, aux syndicats d’enseignant-e-s et de chercheur-se-s, de collectifs de lutte contre la précarité dans l’ESR, d’universitaires..

Vie étudiante

  • Accompagner l’augmentation du nombre d’étudiants et combler le manque de logement à Paris en construisant de nouveaux logements étudiants chaque année. Chiffre à préciser mais de l’ordre de 1500 par an Soutenir la construction des maisons favorisant la mixité transnationale à la CIUP et son intégration dans la ville.
  • Construire des espaces de travail collectif gratuits et ouverts un minimum de 12h par journée.
  • Renforcer les moyens de prévention en matière de santé des étudiant-e-s
  • Assurer la gratuité des transports pour les étudiant.e.s et améliorer l’accès aux différents campus de la banlieue parisienne
  • Améliorer l’accueil des étudiant-e-s internationaux
  • Permettre un meilleur accès à la culture en rendant gratuit l’accès aux musées municipaux et en favorisant l’accès aux théâtres
  • Développer de bourses d’études parisiennes pour les étudiant-e-s modestes
  • Agir pour diminuer les prix de la restauration universitaire et en diversifier l’offre. S’assurer de la qualité des produits et s’orienter vers le 100 % bio.

Enseignement supérieur

  • Soutenir et développer les écoles d’enseignement supérieur gérées par la ville de Paris (écoles d’art, ESPCI, EIVP). Rénover ces établissements publics (désamiantage, mise au normes environnementales, isolation thermique…) sans les dénaturer (pas de nouvel écocide) et investir pour rénover les universités parisiennes
  • Lutter contre l’augmentation des frais d’inscription des étudiant.e.s étranger.ère.s à l’échelle parisienne et nationale
  • Agir en faveur d’audits et de référendums des personnels dans les cas de fusions d’établissements d’ESR parisiens
  • Agir pour une meilleure démocratie dans l’ESR parisien (concernant la nomination des dirigeants d’établissement, prise de décision par référendum etc.)

Recherche

  • Élargir les programme de bourses doctorales municipales et de bourses de recherche municipales
  • Lutter contre l’intrusion de grands groupes dans les établissements de recherche publics (cf licence PSL financée par la BNP) et l’ESR
  • Lutter contre la précarisation de la recherche et contre la diminution des postes dans la recherche publique
  • Créer des aides sociales pour les étudiants en thèse ou les jeunes docteurs (lecteur ou ATER)

Médiation scientifique et diffusion des connaissances

  • Soutenir toutes les initiatives de culture et de médiation scientifique
  • Développer les liens des écoles de la ville de Paris avec la population et l’enseignement primaire (sur le modèle de l’ESPGG par exemple)
  • Agir en faveur de l’accès étudiant ouvert et gratuit des cours et publications scientifiques

Construisons un “Paris en commun” où la vie étudiante, l’Enseignement supérieur et la Recherche s’épanouissent.

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