STOP AUX VIOLENCES POLICIÈRES À PARIS. POUR UN RÉCÉPISSÉ DATÉ ET CO-SIGNÉ CONTRE LE CONTRÔLE AU FACIÈS !

STOP AUX VIOLENCES POLICIÈRES À PARIS. POUR UN RÉCÉPISSÉ DATÉ ET CO-SIGNÉ CONTRE LE CONTRÔLE AU FACIÈS !

Le meurtre de George Floyd a suscité, à juste titre, l’émoi de tou.te.s nos concitoyen.ne.s en France. Il a aussi enfin ouvert le débat sur les pratiques de la police en France et le Defenseur des Droits, après des années d’enquêtes, parle à présent de pratiques de “discrimination systémique”.

Pas plus tard qu’en 2019, il épinglait des notes de service distribuées dans les commissariats parisiens qui donnaient aux forces de polices “des ordres et des consignes discriminatoires, enjoignant de procéder à des contrôles d’identité de ‘bandes de noirs et nord-africains’ dans un secteur défini, et à des évictions systématiques de ‘SDF et de ROMS’”. De même, en 2009, l’Open Society avec le CNRS réalisait une étude portant sur plus de 500 contrôles policiers réalisés à Paris, qui montrait que ceux-ci “se fondent principalement sur l’apparence”. Ainsi: “pour les Arabes et les Noirs, la probabilité d’être contrôlé est respectivement 7,8 fois et 6 fois plus élevée que pour les Blancs”. Pareillement, en 2017, le Défenseur des Droits notait que “près de 40% des jeunes (18-24 ans) indiquent avoir été contrôlés dans les cinq dernières années. Parmi cette population, pour la même période, les jeunes hommes perçus comme noirs, arabes/maghrébins sont particulièrement concernés: 80% d’entre eux rapportent avoir été contrôlés au moins une fois par les forces de l’ordre”. Le profilage ethnique semble donc réel et révèle bien une pratique de “discrimination systémique” au sein de la police nationale.

Comme l’a si justement et courageusement dit Camélia Jordana “il y a des milliers de personnes qui ne se sentent pas en sécurité face à un flic, et j’en fais partie”, car c’est bien toute cette dérive sécuritaire et répressive qui alimente un climat de frayeur partagée.

Nous avons besoin que les choses changent et que ces pratiques discriminatoires et violentes cessent ! L’un des outils majeur qui pourrait nous aider à en sortir, défendus historiquement par toutes les associations de lutte contre les violences policières et le contrôle au faciès, est le Récépissé de contrôle d’identité daté et co-signé.

Qu’attendons-nous donc pour instaurer le récépissé à Paris ? Nous disposerions enfin d’un outil de contrôle qui permettrait de prévenir les dérives.

Instaurer le récépissé, c’est l’une des nombreuses proposition de Decidons Paris et Danielle Simonnet pour lutter contre les violences policières et les discriminations à Paris !

Pour défendre cette proposition, RDV le 28 juin pour le second tour des municipales et retrouvez notre programme sur notre site 👉 https://decidons.paris/le-programme-de-decidons-paris/

Et venez nombreux.ses demain pour à 14h30 à République pour une nouvelle mobilisation avec le Comité Adama !

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