Printemps confiné, mais pas bâillonné !

Printemps confiné, mais pas bâillonné !

Nous espérons que chacun·e se porte au mieux. Nous sommes heureux de vous dire que la majorité de nos candidat·es et assesseurs qui avaient contracté le Coronavirus notamment dans les derniers jours de campagne reprennent enfin des forces. Nous transmettons cependant toutes nos condoléances à celles et ceux qui ont perdu un de leur proche. 

#PlusJamaisCa ! Nous vous invitons toutes et tous à la manifestation en ligne pour le clamer ce samedi à 14h en faisant entendre vos slogans, dénonciations et propositions sur les réseaux sociaux et à poursuivre les banderoles aux balcons ! En ce beau Printemps nous restons confinés mais pas bâillonnés ! Aussi, poursuivons notre implication dans les solidarités concrètes qui s’auto organisent, pour réaliser des masques, des repas pour les soignants et les plus démunis. 

Ayons bien conscience que ce n’est pas tant le virus qui nous tue mais bien les politiques libérales qui fragilisent considérablement notre capacité à nous en protéger. Le confinement que nous subissons est d’abord dû au fait que la France comme d’autres pays, n’ayant ni anticipé, ni planifié les commandes de masques et de tests (dont les entreprises ont été délocalisées), n’avait plus d’autres choix pour tenter de limiter les flux en service de réanimation des hôpitaux sursaturés, cassés par des décennies de saignées austéritaires. Le confinement dans un tel contexte reste une impérieuse nécessité. Mais il n’est utile que si la sortie du confinement fait aussi l’objet d’une planification sanitaire, et là encore elle apparaît  totalement impensée par le gouvernement ! 

Pour masquer leur incurie sanitaire, la course à la surenchère sécuritaire est lancée. Plus de 500 000 amendes, des drones qui traquent les promeneurs, des violences policières qui perdurent et la menace d’un tracking numérique qui porterait une terrible atteinte à nos libertés fondamentales. Pour étouffer tout débat politique, on nous assomme d’une rhétorique guerrière et de références aux experts scientifiques. Mais le “monde d’après” ne peut se construire que dans la résistance au libéralisme, l’intelligence collective, l’auto-organisation au service de l’entraide et le rapport de force d’alternatives dès maintenant. 

Tandis que les parlementaires FI, avec nombre de citoyen.es, syndicalistes, associatifs, poursuivent la bataille nationale pour faire entendre les mesures nationales à prendre, à décidons Paris, nous devons poursuivre le même travail à l’échelle parisienne de veille, d’alerte, et de propositions.  

  • Pour respecter le confinement, l’urgence n’est pas de sombrer dans la surenchère sécuritaire, à coup d’interdit des pratiques sportives (qui provoquent qui plus est une affluence à 19h dans certains quartiers) mais bien d’interdire les activités professionnelles non essentielles. Vu que le gouvernement s’obstine à ne pas le faire, que la ville de Paris prenne un arrêté en ce sens ! Les CHSCT doivent se tenir dans les services de la ville et la municipalité doit s’assurer que les prestataires avec lesquels elle a des marchés et des délégations de service public respectent les préconisations sanitaires, alors que les salariés de la Sepur qui collecte les déchets de rue dans plusieurs arrondissements ne bénéficient toujours pas de masques et de combinaisons jetables ! 
  • Face à la situation de sursaturation des hôpitaux parisiens, les cliniques privées doivent être enfin réquisitionnées et les hôpitaux du Val-de-Grâce et de l’Hôtel-Dieu réouvrir ! La maire de Paris relaie enfin cette nécessité, mais il est impératif que la majorité actuelle revienne sur le projet funeste de privatiser un tiers de l’hôtel-Dieu pour des commerces, start-ups de santé et restaurant gastronomique ! 
  • Après le scandale des tarifications de la morgue provisoire de Rungis, qui révèle toute l’inhumanité quand on laisse la recherche du profit s’engouffrer partout, jusqu’à faire de la mort un business, il est urgent d’instaurer un service funéraire public et gratuit : à Paris, la ville doit remettre en cause la privatisation qu’elle a engagée du crématorium du Père Lachaise ! 
  • Nous saluons les aides décidées par la ville pour les familles aux plus bas revenus qui vise à compenser l’absence des cantines scolaires. Nous proposons que la ville s’engage comme Berlin, Barcelone et Lisbonne en faveur de la suspension et même l’annulation des loyers pour les plus précaires. 
  • L’engagement auprès des sans abris, des mineurs isolés, des exilés doit s’amplifier : plus une personne ne doit être à la rue ! Que les hôtels touristiques soient réquisitionnés et que la ville rétablisse tous les accès à l’eau dans l’espace public qu’elle n’aurait jamais dû fermer, surtout aux abords de campements ! 

N’hésitez pas à participer également à ce travail d’alerte des situations problématiques dont vous avez connaissance, d’élaboration de propositions concrètes en rejoignant les groupes thématiques de Décidons Paris ! 

D’ici la prochaine circulaire, restez bien confinés, mais pas bâillonnés !

Danielle Simonnet et Vikash Dhorasoo

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