Réponse de Décidons Paris aux mesures proposées par les personnes en grande exclusion dans le cadre d’ateliers organisés par le Samu social de Paris

Réponse de Décidons Paris aux mesures proposées par les personnes en grande exclusion dans le cadre d’ateliers organisés par le Samu social de Paris

Le programme des listes citoyennes Décidons Paris a été réalisé grâce à l’implication de militant·es et d’associations rassemblées par une volonté de répondre à l’urgence écologique et démocratique par plus de justice sociale.

C’est pourquoi il était particulièrement important pour nous de répondre aux propositions formulées par les personnes hébergées par le Samusocial de Paris : le modèle des ateliers mis en place pour permettre aux personnes hébergées de participer activement à ce temps des élections municipales est celui que nous souhaitons développer et renforcer à l’échelle de la ville. Nous ne voulons pas une ville dans laquelle les habitant.e.s sont simples spectateur.trice.s ou témoins des politiques qui s’y mènent. Nous voulons une ville dans laquelle les habitant.e.s ; les premier.e.s concerné.e.s par l’impact des politiques menées ont le pouvoir et les moyens de décider la ville et leur vie !

Nous souhaitons remettre l’entraide et la solidarité au coeur de notre ville. C’est pourquoi les mesures et propositions des personnes hébergées formulées dans le cadre du grand débat permanent résonnent avec certaines des contributions citoyennes qui ont alimenté notre programme. Nous prenons note de ces propositions et espérons pouvoir travailler avec toutes les personnes hébergées et accompagnées à Paris à leur mise en œuvre !

Nous souhaitons pour commencer mettre l’accent sur une mesure que nous portons, la garantie dignité, mesure inspirée du modèle du minimum social garanti déployé à Grande-Synthe . Il s’agit de veiller à ce que chaque personne bénéficie de toutes les allocations auxquelles elle est éligible. Si une fois toutes ces aides activées, ses revenus la maintiennent en-dessous du seuil de pauvreté (1026€ par personne), la Ville de Paris complètera pour lui permettre d’arriver à hauteur de ce seuil.

Vous trouverez l’ensemble de nos propositions dans notre programme sur notre site : https://decidons.paris/le-programme-de-decidons-paris/.

  • Action sociale

Mesure : augmenter les capacités d’hébergement et favoriser la réquisition et l’utilisation des espaces vacants

La politique d’accueil de Paris doit en effet être ambitieuse : quand on sait que la ville et l’Etat s’apprêtent à débloquer des milliards pour recevoir les touristes et les professionnels dans la perspective des JO 2024, alors l’argent existe ! Il doit être débloqué pour loger les personnes sans solutions à la rue, dénombrées à plus de 3550 lors de la dernière nuit de la solidarité, alors même que plus de 1600 personnes avaient été mises à l’abri deux jours avant.

Il faut engager au plus vite la mise à disposition du foncier et du bâti disponibles pour la construction de structures d’hébergement mais surtout de logements. C’est pourquoi l’une de nos premières mesures sera l’organisation d’un référendum pour que la ville récupère la compétence de réquisition des bâtiments vides (aujourd’hui compétence du Préfet). Les lieux intercalaires pourront être mobilisés, tout en garantissant la dignité dans les conditions d’accueil et la continuité de l’hébergement lorsque les structures seront amenées à changer d’usage.

Un accompagnement fort et selon les besoins et problématiques de la personne doit être proposé dans les structures d’hébergement. Nous devons garantir le principe d’inconditionnalité pour s’adresser à tou·tes celles et ceux le nécessitant, sans distinction du fait de la situation administrative de la personne, ses maladies ou addictions, l’état de sa santé mentale, etc.

Il est entendu que l’hébergement ne doit pas remplacer l’accès au logement pour toutes les personnes pouvant y prétendre. C’est pourquoi nous proposons, dans une logique du “logement d’abord”, de réserver des logements sociaux aux personnes vivant à la rue, en nombre adapté aux besoins (au moins 200 par an) avec un accompagnement social adapté à leurs besoins si elles le souhaitent. De même, nous construirons 10 000 logements sociaux par an (60 000 sur la mandature) adaptés aux profils des demandeurs (arrêtons de faire du logement dit social cher – PLS – en majorité alors que la plupart des demandeurs sont éligibles à du logement social très bon marché – PLAI). Enfin, nous prendrons un arrêté anti-expulsion sans relogement pour que personne n’ait à vivre le calvaire et la violence d’être mis à la rue.

Mesure : créer un guichet unique par arrondissement pour informer et orienter les personnes en situation de précarité

L’accès aux droits est essentiel pour permettre aux gens de vivre dignement. La dématérialisation sans accompagnement, la fermeture de nombreux guichets et la baisse des financements pour les structures d’accompagnement social sont sources d’isolement et de ruptures de droits.

C’est pourquoi nous portons, entre autres, :

  • l’augmentation du nombre de personnels municipaux formés aux droits sociaux, administratifs et juridiques et mise à disposition d’interprètes en langues étrangères et en langue des signes dans les services publics municipaux, pour la bonne information, accompagnement et compréhension de chacun·e dans ses démarches, ce qui répond à votre proposition
  • la mise en place de maisons de quartier, annexes des mairies d’arrondissements dans chaque quartier, permettant aux habitant·e·s d’y régler leurs démarches et demandes administratives
  • l’augmentation des moyens alloués aux points d’accès au droit et le soutien au conseil départemental de l’accès au droit.

Mesures : harmoniser les services de distribution alimentaire et veiller à leur continuité pendant l’été, créer des lieux pour cuisiner de manière autonome dans les centres d’hébergement et dans les quartiers

Nous partageons la nécessité de créer de nouveaux lieux de distribution alimentaire, et en particulier de restauration assise pour les personnes qui en ont besoin, ainsi que de multiplier les épiceries sociales. Une grande partie de la distribution alimentaire repose sur des associations, il est nécessaire que la ville poursuive son soutien à ces associations et puisse également intervenir pour que les lieux de distribution alimentaire ou de restauration assise gérés par le centre d’action sociale de la Ville de Paris soient à la hauteur des besoins des personnes. Lors de l’été, le service renforcé du centre d’action social de la ville de Paris concerne aujourd’hui essentiellement les restaurants solidaires ou la distribution de colis alimentaires, il est nécessaire que ce service renforcé concerne également les distributions de repas, puisque nombreuses associations bénévoles cessent les distributions à cette période.

Il est également nécessaire que les repas proposés par la ville dans les lieux de distribution alimentaire ou de restauration assise soient de bonne qualité. C’est pourquoi nous portons une politique de restauration collective de qualité, qui concerne les restaurants solidaires de la Ville de Paris, basée sur des repas composés principalement de produits issus d’une agriculture paysanne, bio et locale, en limitant les gaspillages (rations équilibrées et de qualité), en excluant progressivement les aliments ultra-transformés, les emballages non renouvelables, et notamment en bannissant le plastique, et en réduisant la part de protéines animales au profit de protéines végétales. Les repas proposés doivent être adaptés aux habitudes et régimes alimentaires des personnes en ayant besoin.

Nous souhaitons également qu’une réflexion soit menée dans l’ensemble des centres d’hébergement du CASVP, et plus largement dans l’ensemble des centres d’hébergement de la ville pour trouver une alternative à la barquette. Des expériences en centres d’hébergement alliant ateliers de cuisine collective et liens avec les associations d’invendus alimentaires ont montré qu’il était possible de proposer aux personnes hébergées une nourriture de meilleure qualité que les traditionnelles barquettes, permettant également aux personnes de transmettre leur culture par la cuisine : il faut s’inspirer de ces expériences et les reproduire !

Enfin, pour les personnes hébergées, et en particulier les familles hébergées à l’hôtel nous proposons que soient créés dans les maisons de quartiers ou autres lieux ouverts des cuisines en libres service. Cela permettrait aux personnes de pouvoir cuisiner pour manger plus sainement à coûts réduits mais également pour créer du lien avec d’autres personnes et leurs enfants via la cuisine.

  • Enfance

Mesure : permettre un accès élargi aux crèches quelle que soit la situation professionnelle et administrative des parents.

La crèche est un vecteur important de lutte contre les inégalités sociales. C’est en effet un lieu de socialisation et d’éducation des enfants. Il n’est pas possible de se satisfaire d’une situation où près d’un enfant sur deux n’a pas de place en crèche. Nous impulserons une politique volontariste pour ouvrir de nouvelles places en crèches et en halte-garderie en leur donnant les moyens de sortir du sous-effectif.

Nous souhaitons revoir la politique d’attribution des places en crèche. Aujourd’hui, sont prioritaires les enfants dont les parents travaillent. Pourtant les parents qui ne travaillent pas n’ont pas les moyens d’avoir recours à d’autres modes de garde et se retrouvent donc en difficulté, à défaut de place en crèche, dans leurs démarches de recherches d’emploi. Il est nécessaire de faire cesser cette priorisation, à la fois pour que les personnes qui n’ont pas d’emploi puissent effectuer des démarches de recherches d’emploi mais également pour que les enfants puissent grandir au contact d’autres enfants, ce qui est primordial pour leur développement et notamment l’apprentissage de la langue française. C’est possible avec une augmentation du nombre places en crèches.

Enfin, faute d’accès aux aides au financement de la CAF, les familles en situation administrative précaire n’ont pas accès aux crèches. La mairie doit permettre à chaque famille parisienne d’avoir accès aux crèches. Nous étudierons les possibilités de financement des places en crèches par la mairie pour les familles qui n’ont pas la possibilité d’accéder à d’autres financements.

Mesure : ne pas limiter les aides alimentaires spécifiques aux seuls enfants de moins d’un an

Il est nécessaire de permettre à chaque enfant d’avoir accès à une alimentation équilibrée et adaptée au processus de croissance de l’enfant. Certains pédiatres recommandent la consommation de lait infantile par les enfants durant la période de diversification alimentaire, de six mois à trois ans. Ainsi il nous semble légitime et nécessaire d’étendre l’accès aux aides alimentaires spécifiques aux enfants jusqu’à trois ans. Nous souhaitons également garantir à chaque enfant, quel que soit les moyens de ses parents, d’accéder à une alimentation de qualité, en quantité suffisante.

Mesure : créer des lieux adaptés pour permettre la garde des enfants sous forme d’entraide entre parents

La question de la garde d’enfant est centrale pour permettre aux familles en situation de précarité de pouvoir effectuer leurs démarches d’accès aux droits, d’insertion, d’accéder aux soins ou encore aux loisirs.

Il est donc nécessaire de permettre aux parents de trouver des modes de gardes gratuits. Si la mise en place de dispositifs d’entraides entre parents peut être une solution, il est avant tout nécessaire de permettre l’ouverture de lieux de garde gratuits, sur le modèle éventuellement des relais parentaux, où les parents peuvent confier leurs enfants en toute confiance, le temps d’un après-midi, d’une journée ou même de quelques nuits.

  • Vivre ensemble

Mesures : créer un service municipal destiné à favoriser les liens d’entraide entre citoyens, mettre des espaces à disposition des habitants de chaque quartier pour permettre des événements, des rencontres ou des activités

Sous couvert d’une communication tournée vers l’accueil et le vivre ensemble, la politique de la majorité actuelle conduit en réalité bien souvent à l’individualisation d’espaces auparavant collectifs. C’est le cas des bancs publics uniplaces sur lesquels on ne peut plus s’asseoir à plusieurs par exemple, mis en place pour ne pas que les personnes sans-abri s’y allongent. Nous mettrons fin à l’installation de ce genre de mobilier urbain cassant le lien social et visant à nous orienter vers des lieux de récréation privés. Toute proposition de mobilier urbain “innovant” devra répondre à ce même objectif fondamental de lien social, et être tournée vers la diversité des usages et des publics plutôt que vers leur concurrence ou exclusion. De même, dans les nouveaux quartiers créés, il ne sera plus concevable de privilégier la création d’espaces commerciaux au détriment d’espaces publics.

Le développement des espaces publics mixtes accessibles à tou·te·s, notamment aux personnes en situation de handicap, sera notre boussole. La création de lieux ouverts et la multiplication des occasions d’échanges, notamment intergénérationnels, par des événements gratuits en est un exemple.

Par ailleurs, dans une visée démocratique, nous portons fortement la mise en place de lieux de contre-pouvoirs dont les habitant·es pourraient se saisir pour s’auto-organiser : les Assemblées des communs permettront le contrôle citoyen sur les élu·es et les Maisons du peuple seraient des lieux ressources pour qu’ils·elles puissent se réunir et s’auto-organiser.

Resserrer les liens entre chacun·e, créer des espaces de rencontres, voici les moteurs permettant de rendre à Paris une taille humaine et de faire de notre ville un lieu d’entraide dans lequel chacun·e peut trouver sa place et se réaliser en trouvant les conditions de son émancipation.

Par ailleurs, parce que nous sommes persuadés que les associations sont des créatrices et des facilitatrices de liens, le soutien à leur fonctionnement et leurs activités nous semble fondamental.

Les associations sont des actrices absolument décisives de la vie citoyenne de notre ville. Pourtant, entre baisse des subventions, généralisation des financements par appel à projet, suppression des contrats aidés, mise en concurrence, etc., les politiques actuelles malmènent les associations tout en exigeant qu’elles pallient les manquements des pouvoirs publics. Nous entendons au contraire leur donner une place centrale, afin d’encourager l’engagement de toutes et tous. Vous trouverez le cœur de notre politique municipale en faveur des associations pages 10 et 11 de notre programme.

Mesure : permettre aux personnes en grande exclusion de faire du bénévolat pour valoriser leurs compétences et réduire leur isolement

L’engagement bénévole est nécessaire et pertinent. Nous croyons à l’importance de l’engagement au sein d’un collectif car il permet le brassage, la mixité, l’apprentissage de la solidarité, de l’entraide et de la fraternité. Agir en commun, au sein d’un collectif et la condition sine qua none au vivre ensemble et au faire société. Notre politique municipale favorisera donc l’engagement. Une ville tournée vers le lien social doit permettre l’engagement de chacun·e dans les causes qui lui tiennent à coeur. A ce titre, les personnes en situation de grande exclusion doivent être considérées comme n’importe quel·le citoyen·ne.

Nous nous assurerons notamment que les missions de bénévolat proposées par les associations subventionnées par la ville soient ouvertes à tou·tes quelle que soit la situation administrative des personnes.

Ensuite, concernant la valorisation des compétences des personnes, nous estimons que la réponse doit avant tout être une réponse en termes de formation et de mise à l’emploi des personnes. C’est pourquoi nous développerons les dispositifs tels le dispositif premières heures, les ateliers chantiers d’insertion ou encore les Organismes d’Accueil Communautaire et d’Activité Solidaire – sur le modèle des communautés Emmaüs – afin de permettre à toute personne d’entrer dans un parcours de formation et d’emploi et de développer ses compétences professionnelles tout en étant rémunérée.

  • Accès aux loisirs, à la culture et au sport

Mesure : faciliter l’accès à des activités accessibles à tous, par le développement d’activités gratuites

Paris aujourd’hui souffre d’être devenue une ville de l’argent où solitude et exclusion sont le lot qui va de pair avec la compétition et le tout-marchand. Nous aspirons au contraire à une ville de l’entraide, de la solidarité concrète et quotidienne, de l’égalité réelle, une ville de l’hospitalité, faite de nouveaux espaces de gratuité, offrant de multiples rencontres au service de nos émancipations. Une ville où l’on s’auto-organise pour plus de liens et moins de biens, qui ne laisse personne sur le banc de touche et cesse de nous réduire à des consommateurs ou des clients.

Nous portons par exemple la création d’espaces ouverts pour créer du lien social dans les quartiers parisiens : l’objectif est de créer une centralité populaire dans chaque arrondissement autour d’une accorderie qui viendrait investir un lieu stratégique. Une accorderie est un système d’échanges de services solidaires où la seule monnaie est le temps, ce qui permet de créer un rapport non-marchand aux services. Du cours de musique à l’apprentissage de la mécanique ces lieux sont de véritables lieux d’échanges et de savoirs échappant à une logique marchande.

Concernant plus particulièrement la culture et le sport, il est nécessaire de les considérer comme des besoins fondamentaux et de permettre leur accès à tou·tes.

Des mobilisations fortes ont eu lieu ces dernières années pour protester contre les fermetures de terrains d’éducation physique et city-stades, voués par la municipalité à disparaître. Nous défendrons les espaces ouverts pour la pratique sportive (en extérieur et intérieur), contre la bétonisation, pour permettre à tou·te·s de pratiquer son activité librement. Dans le même objectif, nous soutiendrons les associations de quartier portant une mission de lien social en plus de leur mission sportive, contre le sport-business. Nous encouragerons une pratique sportive inclusive pour toutes et tous. Nous soutiendrons les actions des associations et clubs en faveur de l’accès au sport de tous les publics, des séniors, des mineurs isolés étrangers et des personnes en situation de handicap. Nous encouragerons la pratique du sport féminin : aujourd’hui, les équipes féminines ont souvent beaucoup de difficultés à accéder à des créneaux dans les équipements sportifs municipaux, nous leur faciliterons l’accès à ces équipements.

Nous proposons aussi de développer une politique culturelle de proximité pour l’émancipation de tou·te·s. Cela passe par l’établissement de liens solides et pérennes entre les habitant·e·s et les structures et associations culturelles. Les projets culturels doivent être créés avec les habitant·e·s pour correspondre à leurs attentes et leurs besoins. Nous étudierons les besoins en infrastructures culturelles et associatives de chaque quartier, notamment des quartiers populaires, afin d’y répondre et si nécessaire d’en augmenter les moyens. L’accès aux pratiques culturelles dès le plus jeune âge est aussi fondamental pour les démocratiser, c’est pourquoi nous ferons en sorte que chaque établissement scolaire soit jumelé avec au moins un établissement culturel. Nous devrons également augmenter les places dans les conservatoires municipaux en fonction du nombre d’habitant·e·s de chaque arrondissement et pérenniser les passerelles avec les établissements scolaires. Nous devrons mettre en place une tarification des lieux culturels publics parisiens qui permette un accès aux plus précaires, dont les retraités. De la même manière, les temps d’ouverture des équipements culturels devront répondre aux besoins et contraintes de tous les usager·e·s. Nous proposons la gratuité de l’ensemble des prêts, l’extension des horaires des bibliothèques parisiennes pour correspondre aux besoins des usagers et l’augmentation des effectifs des bibliothèques. Aucune modification d’horaire ne se fera sans concertation en amont avec les agents et leurs organisations syndicales et sans préserver les conditions de travail des agents ainsi que le nécessaire temps hors public, ainsi que des valorisations de primes. Enfin, nous soutiendrons le développement de la pratique artistique par les habitant·e·s en développant l’offre culturelle des cours municipaux pour adultes et des centres d’animation.

Mesure : faire de l’accès au numérique un droit pour tous

L’accès à internet est aujourd’hui nécessaire pour faire face à toutes les démarches administratives mais aussi et surtout pour créer et maintenir un lien social avec ses relations.

Dans ces deux objectifs, nous portons notamment :

  • le développement de coffres-forts numériques pour que les personnes sans-domicile-stable puisse conserver leurs documents de manière sécurisée
  • la lutte contre l’illectronisme et le renforcement des espaces publics numériques pour permettre à tou·te·s d’être accompagné·e·s dans l’accès au numérique. Dans le même temps, garantie d’un accueil physique renforcé pour toutes les personnes le nécessitant.
  • Faire du temps de la régularisation un temps utile

Mesure : permettre l’accès à la formation, et notamment à l’apprentissage du Français, pour les personnes en attente de régularisation

L’accès aux cours de français ne doit pas être conditionné à la situation administrative de la personne, contrairement à la plupart des dispositifs de formation linguistique financés par l’Etat. Toute personne présente sur le territoire français doit avoir accès à l’apprentissage de la langue française. C’est pourquoi nous poursuivrons la politique de financement de cours de français ouvert.e.s à toutes et à tous, que ce soit via le financement de projets associatifs spécifiques ou le développement des cours municipaux pour adultes. Les ateliers socio-linguistiques seront ouvert à toutes et tous.

  • Ecologie

Mesure : développer les emplois d’insertion dans le secteur de l’environnement

L’accès à l’emploi est un élément essentiel de la lutte contre la pauvreté. La ville doit développer une politique ambitieuse dans ce domaine, notamment en poursuivant son soutien aux dispositifs d’ateliers et chantiers d’insertions permettant d’inclure dans un parcours d’insertion les personnes éloignées de l’emploi. Que ce soit dans les espaces verts, dans le domaine de l’agriculture urbaine ou encore de la construction écologique, les ateliers et chantiers d’insertion parisiens ont démontré leur capacité à créer et développer des activités qui répondent aux enjeux de la crise écologique actuelle tout en permettant l’insertion de personnes en difficulté.

Nous proposons également le déploiement et l’élargissement à Paris du dispositif “Territoires zéro chômeurs longue durée” impulsé par ATD-Quart-Monde, qui remplit des objectifs à la fois sociaux et environnementaux.

Mesure : renforcer la sensibilisation des citoyens à l’importance de la propreté en ville et du tri des déchets

La propreté et la lutte contre le changement climatique ne peuvent pas se contenter de petits gestes individuels. Ce sont des politiques publiques fortes qui doivent être déployées.

Si les Champs-Elysées et les abords de l’Hôtel de Ville peuvent être impeccables, alors les portes de notre ville peuvent l’être aussi ! Une politique ambitieuse de propreté est nécessaire : nous remunicipaliserons l’ensemble des services de propreté qui ont été privatisés et assurerons une bonne égalité des arrondissements et des quartiers en termes de nettoyage des rues, ainsi que la coordination des passages de chaque service. On estime que 100 agents manquent pour assurer la propreté de nos rues depuis 2001. Il est aussi fondamental d’associer plus fortement les habitant·es aux aménagements des espaces publics de leurs quartier : un quartier que l’on peut s’approprier est un quartier que l’on fera plus attention à préserver.

De plus, Paris est aujourd’hui une ville génératrice d’innombrables gaspillages et de déchets Nous nous engagerons en faveur du zéro déchet suivant les préconisations du livre-programme Territoires Zero Waste, et renoncerons à la reconstruction de l’incinérateur géant de Paris-Ivry déjà totalement antinomique aux engagements municipaux actuels en matière de réduction des déchets, et qui conduirait à offrir 2 milliards d’euros à Suez. Nous généraliserons la collecte des biodéchets et développerons les composteurs de proximité dans tous les quartiers à l’instar des collecteurs de verres. Nous lutterons contre l’obsolescence programmée, par la mise en place dans chaque quartier d’ateliers de réparation collective des objets. Nous établirons des critères de réparabilité dans les appels d’offre de la Ville. Nous nous engagerons à la source pour réduire les déchets de la construction en sortant de la logique du tout béton en faveur des matériaux de l’éco-construction.

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