La réponse de Décidons Paris à l’interpellation de la FCPE 20E

La réponse de Décidons Paris à l’interpellation de la FCPE 20E

  • Votre vision et vos propositions concernant la pollution de l’air dans les écoles : 
  • Lutte contre la pollution à l’intérieur et aux abords des établissements scolaires 
  • Information des parents sur les protocoles et résultats des mesures de la pollution 
  • Déploiement de dispositifs de gratuité et de tarifs réduits pour les transports 
  • Implication des nouvelles générations dans le débat citoyen de lutte contre la pollution 

Réponse de la candidate ou du candidat 

La pollution de l’air cause 2 500 morts prématurées par an à Paris, nous ne pouvons laisser nos enfants grandir avec cette menace. 

Nous nous engageons à piétonniser entièrement et dès le début du mandat les abords des 300 écoles les plus polluées, et à rendre les abords de l’ensemble des écoles parisiennes piétons aux horaires de début et de fin de la classe. Il est en effet décisif de préserver les enfants des émissions nocives produites par les véhicules. Les taux de pollution mesurés dans les écoles seront rendus publics et adressés régulièrement aux parents, ainsi que des bilans réguliers des mesures mises en place pour la réduction effective de ces taux.

Plus largement, nous nous engageons à piétonniser et à végétaliser des rues dans tous les quartiers, en les choisissant collectivement avec les habitant.e.s, qui sont les meilleur.e.s expert.e.s concernant leur quartier et en faisant en sorte que les quartiers populaires ne soient pas les éternels oubliés.

Le programme Décidons Paris assume qu’il est urgent de redoubler d’efforts pour faire reculer la place de la voiture dans les déplacements urbains. Il faut repenser l’aménagement du territoire pour réduire les distances domicile-travail, qui ne cessent de s’allonger, du fait notamment du haut niveau des loyers à Paris qui force beaucoup de gens à aller habiter loin de leur lieu de travail : un million de personnes viennent chaque jour travailler à Paris sans avoir les moyens d’y vivre ! 12 000 personnes chaque année quittent la capitale, notamment des familles ayant de jeunes enfants. Il faut également encourager le report vers d’autres modes de transport (vélo, marche, transports en commun). Pour ce faire, nous proposons :

  • la limitation de la présence à Paris de véhicules polluants : l’interdiction des SUV (4×4 très polluants qui représentent aujourd’hui 46% des immatriculations dans la capitale), la fin du diesel, en soutenant celles et ceux qui n’ont pas les moyens d’un autre mode de transport.
  • la mise en place d’un “vélopolitain”, circuit de pistes cyclables larges, confortables, continues et facilement identifiables, suivant le tracé du métro parisien, généralisation de la limitation à 30km/h pour les voitures, révision du plan de circulation, en concertation et avec la participation des Parisien·ne·s, actions d’éducation et de sensibilisation, notamment dans les écoles, création de stationnements pour les vélos… 
  • la remunicipalisation et la gratuité du Vélib
  • l’interdiction des plateformes de trottinettes et vélos en free-floating et une régulation à la baisse du nombre de VTC. 
  • l’extension de la gratuité des transports à Paris, en allant vers la gratuité totale 

Une des mesures phares de notre Plan vélo sera d’offrir à chaque Parisien·ne âgé·e de 16 ans un vélo neuf fabriqué en France, issu d’une fabrication par des entreprises de l’économie sociale et solidaire, sur simple demande et après un temps de formation à la pratique et à l’entretien du vélo auprès des associations spécialisées, afin d’habituer les jeunes à utiliser ce moyen de transport. 

Décidons Paris veut développer un vrai service municipal de santé environnementale, avec des laboratoires publics disposant de financements suffisants pour contrôler la qualité de l’eau, de l’air et des sols, de l’ensemble de l’environnement dans lequel nos enfants grandissent.

  • Votre vision et vos propositions concernant les mineurs non accompagnés : 
  • Scolarisation des mineurs non accompagnés de 16 ans et plus 
  • Prise en charge globale (santé, logement…) des mineurs non accompagnés 
  • Renforcement de la coopération entre l’Aide Sociale à l’Enfance et l’Education Nationale 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Chaque enfant a droit à une protection, qu’il/elle soit victime de violences au sein de sa famille, isolé·e à la rue, ou en situation de grande précarité avec leurs parents. 

Pour la liste Décidons Paris, il est indispensable que chaque jeune reçoive l’accompagnement nécessaire en fonction de ses besoins, sans faire de différence entre les jeunes isolés étrangers et les autres jeunes pris en charge par l’aide sociale à l’enfance (ASE). 

Alors que la présentation d’un acte de naissance suffit à inscrire les enfants à l’école, à Paris, des jeunes en possession de leur acte – mais qui n’ont pas encore prouvé leur minorité – sont privés de scolarité. Des associations et réseaux de citoyens bénévoles assurent certains cours mais il est indispensable que l’Education Nationale assume ses devoirs. En tant que collectivité, nous l’interpellerons en ce sens à chaque fois que cela sera nécessaire, pour que tous les jeunes aient droit à une scolarisation.

S’agissant des jeunes pris en charge par l’ASE, le programme Décidons Paris prévoit que des contrats jeunes majeurs soient systématiquement proposés jusqu’à 21 ans ainsi qu’une prise en charge de ces jeunes jusqu’à 25 ans, âge moyen auquel les jeunes atteignent aujourd’hui l’indépendance financière. 

Nous nous engageons à héberger correctement les enfants qui seront confiés à la protection de l’enfance, ainsi que les familles aujourd’hui à la rue. Il est hors de question que des enfants grandissent dans des hôtels. Une étude sur les adolescents vivant avec leurs familles en hôtel social, menée par l’Observatoire du Samusocial de Paris rappelle toute la difficultés des enfants et des jeunes à avoir une scolarisation épanouie lorsqu’ils-elles vivent à l’hôtel. 

De même, les enfants ou adolescents confiés à l’aide sociale à l’enfance ne doivent pas être installés seuls dans des hôtels alors qu’ils ont besoin d’un accompagnement solide et bienveillant. 

  • Votre vision et vos propositions concernant la réussite éducative, la vie scolaire, le droit des familles : 
  • Prévention du décrochage scolaire 
  • Prise en charge et suivi des élèves temporairement exclus des établissements scolaires 
  • Avenir du dispositif « action collégiens », des clubs « Coup de pouce » et des « ALEM » 
  • Soutien et partenariat aux associations de l’éducation populaire et aux clubs de prévention jeunesse en lien avec les établissements scolaires 
  • Financement des sorties et voyages scolaires, notamment pour les familles les plus fragiles 
  • Ouverture des collèges hors temps scolaire 
  • Aide aux collégiens, lycéens, étudiants sans affectation dans un établissement scolaire 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Il est urgent d’augmenter les moyens pour prévenir le décrochage scolaire. Durant les deux dernières décennies, la suppression de RASED, la baisse des moyens alloués à la psychologie de l’éducation, à la médecine scolaire, aux assistants sociaux, ont dégradé fortement la contribution à la réussite de tous les élèves. Aussi, le manque criant de moyens des CMP et CMPP crée des temps d’attente inacceptables pour un rendez-vous avec un psychologue scolaire ou avec un orthophoniste, et empêche de créer de bonnes conditions d’accompagnement aux élèves qui en ont besoin. Pour le secondaire, la suppression de nombre de postes de psychologues de l’education et la fermeture des CIO départementaux ont également aggravé les conditions de la réussite. Nous proposons au contraire pour rétablir un service public de l’orientation scolaire accessible à tou·te·s les jeunes Parisien·ne·s. Il faut également permettre à chaque école collège et lycée d’avoir accès à tous ces personnels en interne de l’éducation nationale et en externe, auquel s’ajoutent les centres sociaux, les associations de soutien scolaire, les clubs de prévention. Il est nécessaire de créer un véritable réseau en faveur de la réussite éducative renforcé dans chaque arrondissements et dans chaque quartier, avec des acteurs de l’éducation nationale, le mouvement associatif d’éducation populaire, et les services publics extérieurs à l’Education nationale. L’estime de soi et le plaisir d’apprendre doivent redevenir l’objectif numéro un, au service de la jeunesse, et non la soumission à une règle comptable austéritaire d’asphyxie des moyens. Il est donc nécessaire de pérenniser et augmenter les moyens de tous les dispositifs et partenaires qui agissent en ce sens notamment Action collégiens, clubs Coup de pouce, ALEM.

Concernant les jeunes exclus des établissements scolaires, nous voulons d’abord rappeler que l’exclusion d’un établissement est toujours un échec qui doit être au maximum limité et ne peut être assumé que si les jeunes se retrouvent dans une structure adaptée pour leur permettre de retrouver goût, intérêt, envie à la scolarité. Cela exige que les établissements qui s’occupent des décrocheurs se voient renforcés dans leurs moyens pour assumer ces missions.

Nous proposons par ailleurs de jumeler chaque établissement scolaire avec au moins un établissement culturel, pour démocratiser l’accès aux pratiques culturelles.

Nous sommes favorables à l’ouverture des collèges hors temps scolaires, qui peut notamment permettre l’organisation de mini stages alliant projet culturel, sous un angle loisirs, et rattrapage scolaire pour celles et ceux qui en ont besoin.

Concernant les vacances, nous proposons la mise en place d’un “droit aux vacances” : alors que la Mairie de Paris n’a cessé depuis des années de réduire les moyens et le nombre de places des colonies de vacances Arc-en-ciel (seul un jeune sur 50 en bénéficie aujourd’hui), allant jusqu’à tenter de les supprimer en 2018, et ne reculant que devant la mobilisation des parents, nous proposons au contraire de les élargir pour que chaque enfant qui le souhaite puisse partir une fois par an en colonie de vacances.

S’agissant des voyages et sorties scolaires, le programme Décidons Paris veut développer les classes découvertes, pour que tout enfant puisse en bénéficier au moins une fois dans sa scolarité du primaire. Ces moments constituent des expériences importantes pour les enfants, leur permettant de développer un autre rapport au vivant et à la nature, de vivre une expérience de vie collective unique qui contribue à la réussite scolaire.

  • Votre vision et vos propositions concernant l’architecture scolaire : 
  • Politique et travaux d’amélioration du patrimoine scolaire existant dans le 20e 
  • Actions relatives à la présence d’amiante dans les établissements scolaires 
  • Accessibilité aux établissements scolaires et autres lieux accueillant les élèves 
  • Aménagements envisagés pour protéger les enfants en période de canicule 
  • Aménagements des cours de récréation 
  • Ouverture des écoles en dehors du temps scolaire et périscolaire 
  • Devenir du site scolaire Christino Garcia 
  • Participation des parents d’élèves aux visites d’architectures 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Il est urgent d’établir un état des lieux des travaux nécessaires dans l’ensemble des écoles parisienne, et de planifier leur mise en oeuvre. En effet, ces dernières années, des situations graves ont été causées par le manque d’anticipation de travaux nécessaires : par exemple l’école Tlemcen a connu d’importants dégâts des eaux, alors que la directrice et des agents techniques avaient depuis longtemps signalé la nécessité de travaux. Nous proposons un état des lieux des besoins et une planification des travaux nécessaires. Pour cela, nous mettrons en place un conseil des conseils d’école pour que l’ensemble de la communauté scolaire puisse être informée et impliquée dans la planification des travaux, que les services techniques et administratifs puissent mieux expliciter ce qui leur semble être les priorités et que les parents puissent être impliqué.e.s dans ces choix.

La liste Décidons Paris prône un plan de rénovation thermique et d’optimisation énergétique du patrimoine municipal (écoles, équipements culturels et sportifs…) en privilégiant la sobriété énergétique et en privilégiant les énergies vertes dans les contrats d’approvisionnement de la commune, afin que nos services publics soient à la pointe de la réduction de leur empreinte écologique et énergétique. 

Concernant l’amiante, il ne faut pas prendre ce sujet à la légère, et prendre des mesures pour prévoir, durant les prochains congés annuels, le désamiantage de l’ensemble des écoles dans de bonnes conditions. Si cela ne concerne pas le 20e, mais plutôt des écoles du 5e, 6e  arrondissement et du centre de Paris, il est également nécessaire dans les zones qui ont été touchées par le plomb après l’incendie de Notre-Dame d’assurer un nettoyage complet, et de vérifier régulièrement les taux de plomb dans les écoles susceptibles d’être touchées. En effet, tant que l’édifice n’est pas confiné et décontaminé, il continue d’émettre du plomb dans l’atmosphère, et peut donc toucher les enfants. Il est nécessaire de prendre toutes les précautions dans ce domaine.

Concernant l’aménagement des cours d’école et le développement des cours oasis, nous proposons d’évaluer ces dispositifs et de travailler avec les ingénieurs architectes paysagistes pour garantir que les cours oasis aient le meilleur aménagement. Les cours oasis ne peuvent pas se limiter à la pose de jardinière : il faut vraiment débitumer, ces travaux ne doivent pas être, comme cela a pu être le cas dans certaines écoles, un prétexte à abimer des espaces (buttes en pleine terre, etc.) existants. Il est notamment nécessaire d’étudier l’usage des différents types de revêtements perméables afin de garantir à la fois la fonction d’îlot de fraîcheur et d’être compatible avec l’usage des enfants, en faisant en sorte de ne pas créer de danger de blessures pour eux. Il faut également anticiper les problèmes de propreté.

Nous sommes favorables à l’ouverture des écoles en dehors du temps scolaire et périscolaire mais cela nécessite de travailler d’abord avec les gardiens d’école pour que ça ne se solde pas par une surcharge de travail. Il est pour cela nécessaire d’assurer l’embauche de personnels en nombre suffisant pour assurer cette ouverture sans qu’elle repose uniquement sur les gardien.ne.s. Il est également nécessaire de respecter les salles de classe des enseignants, de garantir de bonnes conditions de travail, et de faire en sorte que le nettoyage soit assuré : une école reste d’abord une école.

Votre vision et vos propositions concernant la restauration scolaire : 

  • Amélioration de la qualité nutritionnelle et gustative de l’assiette 
  • Politique tarifaire, notamment dans les collèges. 
  • Actions pour faire de la cantine des lieux de découvertes culinaires et de convivialité  
  • Utilisation de la vaisselle en plastique dans les cantines du 20ème 
  • Représentation des parents d’élèves dans la gouvernance de la Caisses des écoles 
  • En parallèle, l’UL 20 FCPE vous invite à consulter l’interpellation des parents d’élèves à l’initiative de la FCPE du collège Robert Doisneau https://bit.ly/32FOa44

Réponse de la candidate ou du candidat 

La qualité de la cantine scolaire est une des conditions de la bonne santé de l’enfant, de son bien-être à l’école, de sa disponibilité aux apprentissages et de son éducation au sens large.

Pour améliorer la qualité nutritionnelle et gustative, pour nous le passage au 100% bio est une condition nécessaire mais non suffisante. La restauration scolaire doit aussi utiliser des produits issus d’une agriculture paysanne et locale, exclure les aliments ultratransformés en réduisant la part de protéines animales au profit de protéines végétales. 

La ville de Paris doit se donner comme objectif d’acheter 90% des produits bruts issus d’une agriculture paysanne, labellisé bio et relocalisée à l’horizon 2030 (sauf les produits ne pouvant être produits localement) et 50% dès le prochain mandat.

Mais vu les volumes (15000 repas par jour dans le 20ème), pour garantir un approvisionnement en produit locaux, la ville doit financer une politique d’acquisition et de sanctuarisation massives des terres agricoles en région Ile-de-France (3.000 ha/an), en lien avec les communes concernées, et d’aide à l’installation et au maintien d’agriculteurs avec des productions diversifiées et écologiques, en lien avec des organismes existants.

Nous voulons aussi proposer une option végétalienne quotidienne.  Pour inciter à la mise en place de ces mesures, nous mettrons en place un label incitatif “école végétale” , joint à une subvention prioritaire de la caisse des écoles pour les établissements engagés dans cette démarche.

Mais pour garantir une qualité gustative, il faut systématiser les cuisines de préparation sur place et quand ce n’est pas possible que la préparation se fasse au moins en liaison chaude, sans rupture thermique, préparée le jour même et transportée en containers chauffant de la cuisine centrale jusqu’à l’école. La cuisine en liaison froide, le mode de préparation dans le 20ème doit être bannie définitivement sur Paris.

Concernant la tarification des repas, nous défendons évidemment la progressivité des tarifs. Il faudrait lisser le trop grand écart entre le tarif 4 et le tarif 5 (2.28 et 3.62 euros).

Pour faire des cantines des lieux de découvertes culinaires et de convivialité la première chose est d’assurer la préparation des repas sur place. La cantine ne doit pas jouer uniquement un rôle utilitariste, celui de nourrir les enfants mais doit aussi s’inscrire dans une démarche pédagogique. Ce doit être le lieu où les enfants développent leur goût et découvrent la diversité des aliments. Mais pour cela, il faut bien évidemment abandonner la préparation des repas en liaison froide.

Concernant l’utilisation de la vaisselle en plastique,  ill faut garder l’objectif de remplacer les barquettes en plastiques jetables. Mais il faut rester vigilants sur les solutions de rechanges. L’association “Cantines sans plastique France” émet de fortes réserves sur les barquettes en celllulose non durables. Il faut plutôt aller vers des alternatives en matériaux inertes comme le verre et  l’inox.

  • Votre vision et vos propositions concernant la sectorisation : 
  • Sectorisation des établissements scolaires (maternelle, élémentaire, collège) 
  • Liaison école-collège (Cm2-6e) et le droit au collège de secteur 
  • Défense des dispositifs d’éducation prioritaire, dont la convention de moyens spécifique pour le collège Lucie Faure 
  • Lutte contre la fuite vers le secteur privé 
  • Situation des collèges catégorie 3 : hors éducation prioritaire tout en ayant une population d’élèves parfois en grande difficulté. Comment la Ville peut-elle contribuer à améliorer cette situation ? 
  • Participation des représentants des parents d’élèves aux réunions de sectorisation 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Paris est la championne de la ségrégation sociale au collège. La lutte contre cette ségrégation passe forcément par la lutte contre la spéculation immobilière. Mais il est évident qu’il faut donner les moyens aux écoles d’accomplir leur mission d’éducation et d’émancipation du plus grand nombre pour que la promesse d’égalité des chances ne soit pas qu’un voeu pieux.

La bataille pour préserver la mixité dans les écoles est primordiale pour pouvoir tirer vers le haut l’ensemble des élèves. Nous sommes donc pour une refonte de la carte scolaire d’une part et pour généraliser en les améliorant les expérimentations de secteurs multicollèges mises en place notamment dans le 18ème et dans le 19ème, à condition bien sûr que ce soit fait en concertation avec les parents et les équipes pédagogiques concernées d’autre part. Evidemment pour nous, aucune réforme ne peut être efficace si elle est imposée par en haut de manière autoritaire et sans concertation.

Mais pour lutter contre l’évitement scolaire, il faut mettre les moyens. Or le rectorat prévoit 322 heures d’enseignement en moins dans les collèges à Paris pour l’année scolaire prochaine dans les collèges, soit environ 78 postes pour le 2nd degré.

Le point de départ c’est de s’engager pour le maintien de la Dotation Horaire Globale. La baisse des DHG sur les collèges des quartiers populaires a comme conséquence immédiate la baisse voire la fin des dédoublements de classe pour les matières stratégiques (français, mathématiques, langues, sciences…), la remise en cause de l’enseignement de certaines matières facultatives et la fin des dispositifs particuliers d’accompagnement des élèves en difficulté ou à besoin éducatifs spécifiques. Et au final, la fin de ces dispositifs va encore plus motivé les familles qui en ont les moyens d’inscrire leurs enfants dans le privé.

Nous sommes aussi pour la participation des représentants des parents d’élèves aux réunions de sectorisation. Pour que l’éducation fonctionne, il faut qu’elle soit une co-construction entre parents, professeurs et élèves et que les décisions ne soient pas imposées par en haut aux parents et aux professeurs sans aucune concertation.

  • Votre vision et vos propositions concernant la santé: 
  • Mise en place d’un véritable système de santé scolaire tout au long de la scolarité ( PMI, médecins scolaires, centres de santé) 
  • Entretien et hygiène des toilettes scolaires dans les établissements scolaires 
  • Equipement de distributeurs de protections hygiéniques gratuites dans les toilettes des filles 
  • Soutien aux associations qui interviennent dans la prévention des conduites à risques 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Nous souhaitons renforcer les moyens pour mettre en place un véritable système de santé scolaire tout au long de la scolarité. Si le gouvernement reconnaît qu’une politique éducative de santé constitue un facteur essentiel de bien être des élèves et de réussite scolaire, dans les faits l’école pâtit d’un sous effectif de médecins scolaires, d’infirmières. Il faut au contraire augmenter les effectifs et les moyens. Aussi, les associations manquent de moyens pour intervenir en appui à l’éducation à la santé, à la prévention, au repérage et à l’orientation vers des partenaires. Il faut également multiplier les interventions associatives afin de sensibiliser les jeunes à la lutte contre les LGBTphobies, contre le sexisme, le racisme et toutes les formes de discriminations.

Sur le plan de la santé de ville, le programme Décidons Paris veut assurer un maillage des centres de santé municipaux dans chaque arrondissement garantissant l’accès de tou·te·s aux droits et aux soins (y compris aux personnes sans couverture maladie) et proposer la municipalisation des centres de santé en difficultés. Ces centres de santé seraient évidemment adossés aux structures hospitalières publiques pour répondre au mieux aux besoins des habitant·e·s.

Votre vision et vos propositions concernant la coéducation: 

  • Concertation avec les parents d’élèves, leurs représentants, leurs associations  
  • Représentation des parents dans les différentes instances touchant à la vie scolaire 
  • Mise en œuvre d’espaces parents dans les établissements scolaires 
  • Présence et l’engagement des élu-e-s locaux dans les conseils d’écoles et les CA 
Réponse de la candidate ou du candidat 
Nous sommes favorables à tous les dispositifs permettant d’encourager la coéducation. Il est nécessaire de garantir le meilleur dialogue entre parents et enseignants dans les établissements. Nous proposons de développer les petits déjeuners des parents afin de faciliter les rencontres de parents entre eux, et que la mairie facilite également les rencontres entre parents dans les centres sociaux. Il faut par tous les moyens encourager la participation, l’entraide entre parents. La meilleure éducation possible pour les enfants résultera à coup sûr  d’un travail main dans la main des parents, des enseignants, et de l’ensemble de la communauté éducative. 

Votre vision et vos propositions concernant les ASEM (agent spécialisé des écoles maternelles) 

  • Place et le rôle des ASEM dans les écoles maternelles 
  • Attractivité du métier et les besoins en formation des personnels 
  • Taux d’encadrement, notamment dans les écoles de moins de 5 classes 
  • Leurs remplacements dès le 1er jour d’absence 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Les A.S.E.M. et les A.T.E.M. – les agents spécialisés des écoles maternelles et les agents territoriaux des écoles maternelles – jouent un rôle essentiel pour le bon déroulement du temps scolaire, comme du temps relevant des aménagements des rythmes éducatifs.

Néanmoins, ces agents souffrent d’un manque de reconnaissance de leur travail éducatif et semi-pédagogique et d’un manque de reconnaissance de leur contribution, de fait, à la socialisation des enfants.

Ces agents sont majoritairement des femmes qui souffrent bien souvent de n’être considérées que comme des femmes de service. Du fait de l’insuffisance des effectifs, notamment l’absence d’agents chargés du remplacement, elles servent souvent de bouche-trous, en fonction des aléas de service.

Il y a vraiment une nécessité à permettre aux A.T.E.M. de bénéficier de temps complet. Il serait temps que cessent les temps partiels imposés, que l’on puisse avoir le même travail vis-à-vis d’elles que le travail qui a pu être engagé vis-à-vis des personnes qui s’occupent du nettoyage au niveau de la Ville de Paris, où il y a eu un gros travail accompli pour permettre à un grand nombre d’accéder au temps complet. Leur implication dans les temps périscolaires doit être associée d’une augmentation salariale calculée en conséquence.

En février 2018, Danielle Simonnet faisait adopter un vœu par lequel la Ville de Paris s’engageait enfin à instaurer une A.S.E.M. par classe, et à créer pour ce faire, des postes d’A.S.E.M. et d’A.T.E.M. en nombre suffisant. 

Agents de catégorie C et métier très féminisé, les A.S.E.M. font partie des corps de la ville dont le régime indemnitaire est le plus défavorable : nous nous engageons à harmoniser par le haut l’ensemble des régimes indemnitaires, pour inverser cette inégalité manifeste. 

Votre vision et vos propositions concernant le respect des temps de l’enfant, rythmes scolaires: 

  • Organisation de la semaine des enfants, l’articulation des temps scolaires et périscolaires 
  • Enrichissement du PEDT, l’offre d’activités pour les enfants, comme pour les adolescents 
  • Partenariat avec les organisations d’éducation populaire 
  • Dialogue entre tous les partenaires éducatifs qui interviennent auprès des enfants 

Réponse de la candidate ou du candidat 

La ville de Paris a appliqué avec zèle la réforme des rythmes scolaires, malgré les critiques très légitimes dont elle fait l’objet de la part du monde enseignant et des parents d’élèves. La liste Décidons Paris engagera une consultation large de la communauté scolaire sur l’aménagement des rythmes éducatifs. La consultation doit se conclure par un vote de toute la communauté scolaire qui décidera les modalités d’organisation des rythmes éducatifs. Nous ne sommes pas pour le statu quo. De la même manière que nous avons refusé la réforme imposée, nous n’imposerons pas arbitrairement un retour à la semaine de 4 jours. Il est décisif que le vote et la délibération collective de la communauté scolaire soient décisionnaires dans ce domaine.

Nous proposons que les temps d’activités périscolaires (TAP) et extrascolaires soient également conçus comme des temps de sensibilisation aux grands principes et aux pratiques de la démocratie et de la citoyenneté, favorisant ainsi leur apprentissage par des pédagogies adaptées.

  • Votre vision et vos propositions concernant le sport scolaire: 
  • Pratique sportive à l’école 
  • Mise à disposition d’équipement sportifs et de piscines pour tous les élèves du 20ème 

Réponse de la candidate ou du candidat 

Le sport est un vecteur essentiel d’émancipation. Il est fondamental de permettre son exercice à tou·te·s dès le plus jeune âge et d’encourager les acteurs du sport populaire.

Il y a dans la situation actuelle une réelle difficulté d’accès aux équipements, avec des inégalités entre établissements et entre quartiers dans l’accès aux équipements auxquelles la ville se doit de remédier. Pour cela, il est nécessaire de planifier de nouveaux équipements sportifs à construire. Il faut également soutenir les associations sportives des établissements scolaires, les sorties et les stages qui favorisent la pratique sportive des élèves.

  • Votre vision et vos propositions concernant le numérique: 
  • Accès à Internet haut débit dans tous les établissements et dans toutes les salles de classe 
  • Généralisation d’Espaces Numériques de Travail 
  • Accompagnement des élèves face aux dangers potentiels d’un usage non maîtrisé 
  • Formation des personnels à l’utilisation des outils numériques en classe 
Réponse de la candidate ou du candidat 
L’école doit être un lieu de lutte contre l’illectronisme. Il est ainsi essentiel que les jeunes soient initiés aux bases de fonctionnement des matériels informatiques et aux bases du code, ainsi qu’aux dangers potentiels d’un usage non maîtrisé d’internet. Nous généraliserons les espaces numériques de travail, et engagerons la formation des personnels à utiliser de manière plus importante les outils numériques en classe.

Autres propositions de la candidate ou du candidat 

La question de la démocratie doit de nouveau être mieux valorisée à l’école. Ainsi, nous soutenons la relance des conseils municipaux des enfants et conseils de la jeunesse.

Aussi, nous sommes très préoccupés par la répression à l’encontre des lycéens mobilisés contre les E3C. La démocratie lycéenne doit être respectée, la place des jeunes n’est pas en garde à vue.

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