Réponses au questionnaire à l’attention des candidat·e·s aux municipales à Paris du Centre LGBTQI+ Paris Ile de France

Réponses au questionnaire à l’attention des candidat·e·s aux municipales à Paris du Centre LGBTQI+ Paris Ile de France

Le Centre LGBTQI+ Paris IDF a adressé aux candidats à la Mairie de Paris un questionnaire sur des questions de santé concernant les parisienn.es. Voici nos réponses :

1) Depuis 2016, la Ville s’est engagée avec Paris sans sida pour un objectif 0 contamination en 2030. Quelles mesures envisagez-vous de mettre en place pour continuer ce combat ? Maintiendrez-vous l’expérimentation du dépistage gratuit sans ordonnance dans tous les laboratoires ? Quel futur proposerez-vous pour Paris sans SIDA ?

Nous saluons les efforts engagés dans la précédente mandature et nous engageons à les poursuivre et intensifier. Nous mettrons en place l’objectif de 1 CEGIDD par arrondissement afin de désengorger les listes d’attentes et d’en améliorer l’accessibilité. C’est bien sûr dans cette même optique que nous maintiendrons le dépistage gratuit sans ordonnance en laboratoire. Nous souhaitons pérenniser Paris sans SIDA et favoriser des partenariats avec des associations de santé communautaire pour n’en exclure personne. Il faut également intensifier la sensibilisation des personnels médicaux concernant la PrEP.

2) Quelle politique de réduction des risques envisagez-vous pour les usager·ère·s de drogues : est-il prévu d’ouvrir de nouvelles salles de consommation à moindre risque ? Sanctuariserez-vous la salle de la rue d’Ambroise ? Quelles propositions pour les consommateurs·trices de chemsex ?

Le bilan de la SCMR de la rue Ambroise Paré est positif, et nous souhaitons poursuivre cette politique de réduction des risques. Bien évidemment, une seule SCMR dans tout Paris, ce n’est pas suffisant : il faut sanctuariser la salle Lariboisière et à minima en déployer une auprès de chaque hôpital de la ville. Pour ce qui est du chemsex, nous souhaitons encourager une politique de rdr et santé sexuelle communautaire afin d’allier les personnes concernées aux politiques qui les touchent en premier chef.

3) Les enquêtes montrent que les jeunes ont moins de connaissances sur la sexualité et en particulier sur la prévention face aux IST que leurs aîné·e·s. Comment comptez-vous développer les connaissances sur la vie affective et sexuelle des adolescent·e·s et jeunes parisien·ne·s, ainsi que les sensibiliser à l’égalité des genres et au respect mutuel dans les pratiques sexuelles ?

Il faut intensifier les politiques d’information : cela se fait par les interventions en milieu scolaire, mais aussi par des politiques de communication et d’affichage public féministe et inclusif des personnes LGBTI et leurs réalités spécifiques. Il faut également lutter activement contre la désinformation, notamment de la part de réseaux religieux rétrogrades : l’éducation sexuelle et affective des jeunes doit rester laïque.

4) Paris a vu ces dernières années une baisse du nombre total de nouvelles contaminations au VIH. Certaines populations comme les femmes hétérosexuelles et les HSH né·e·s à l’étranger ne sont pas concerné·e·s par cette baisse. Quelles mesures de prévention et d’accompagnement comptez-vous mettre en place afin que cette baisse soit tangible auprès de toutes les populations ?

La clé reste toujours et encore le dépistage. La hausse du dépistage et l’arrivée de la PrEP l’a confirmé. Il faut désormais rendre la PrEP accessible aux femmes également ! Il faut aussi encourager les populations hétérosexuelles à se dépister davantage, et continuer le travail sur les populations cibles identifiées. Nous comptons mettre en place une campagne de communication inclusive à l’échelle parisienne sur les outils de protection et de préventions. Enfin, pour que cette baisse soit universelle il faut que le système de santé suive ! Et pour cela, arrêter de vendre l’APHP aux intérêts privés, et que la mairie mène bataille contre l’Etat là dessus, soutenir réellement l’hôpital public.

5) Alors que l’objectif de Paris sans sida est d’aller vers 0 contaminations, depuis 2016 et la loi de pénalisation, les travailleurs et les travailleuses du sexe, font face à une recrudescence des contaminations, qui se comptent par dizaines rien que pour les personnes trans. Quelles mesures proposez-vous pour y mettre fin ? Envisagez-vous la création d’un centre de santé communautaire comme dans d’autres métropoles ?

Il est évident que la lutte contre le SIDA ne peut exclure les personnes en situation de prostitution. Comme évoqué plus haut, nous souhaitons encourager les partenariats avec les associations communautaires. Nous avons notamment rencontré le Lotus Bus, donc nous soutenons le travail et avec qui nous comptons travailler si la liste Décidons Paris est élue à la Mairie de Paris

6) Les personnes trans ont plus de difficultés pour accéder aux soins. Des mesures particulières sont-elles envisagées pour développer leur accès à des professionnel·le·s de santé formé·e·s et respectueux·ses ?

Nous comptons mener une politique renforcée de sensibilisation des personnels de santé et des personnels municipaux afin d’améliorer la prise en charge sociale et médicale des personnes trans – notamment pour les démarches d’Etat-civil. Cette politique doit bien évidemment se faire en travaillant main dans la main avec les associations trans.

7) Quels financements proposerez-vous pour les associations d’accompagnement aux soins pour les personnes migrantes ?

Nous soutenons une hausse des financement pour toutes les associations, celles d’accompagnement aux soins pour les personnes migrantes en particulier. Nous comptons mettre en place notamment un financement pluriannuel afin d’assurer la sécurité financière et la planification de projets de plus long terme pour les associations. Il est nécessaire également d’augmenter le nombre de traducteurs afin de faciliter le travail de terrain. 

POUR UNE PRATIQUE SPORTIVE INCLUSIVE :

8) Quelles mesures envisagez-vous pour lutter contre les discriminations dans le sport ? Quelles formations pour les agent·e·s de la Ville ?

Les clubs sportifs doivent s’engager activement à la lutte contre les discriminations des chartes existent, comme la Charte contre l’homophobie dans le sport, la charte sport et trans’. Mais bien entendu signer une charte ne suffit pas et la mairie a sa part de responsabilité, notamment dans la formation des éducateur·ices sportif·ves. Il faut également valoriser l’engagement des clubs, en le prenant en compte lors de l’attribution de subventions et conditionner ces subventions aux actions engagées. 

9) Dans un contexte de très forte demande, comment faciliter aux associations sportives LGBT l’accès aux équipements sportifs municipaux ?

Une plus grande transparence est nécessaire sur l’attribution et l’utilisation réelle des équipements sportifs (avec le nombre de participants par créneaux), afin de permettre aux associations sportives LGBT d’y avoir accès. Aussi, l’exigence que chaque association mène auprès de ses adhérents des actions de lutte contre les discriminations doit être prise en compte dans l’octroi de créneaux. Face à la demande, il est aussi indispensable de travailler sur cette question avec la proche banlieue pour répartir et partager l’utilisation des équipements. Cela s’inscrit également dans une dynamique de visibilisation accrue et décentralisée par rapport à Paris. 

10) Quelles mesures proposez-vous pour améliorer l’inclusion dans le sport : renforcer la pratique des seniors, des femmes, des personnes avec différentes identités de genre, des personnes malades et/ou en situation de handicap ?

La mairie peut s’adresser à la direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) afin d’obtenir davantage de financements pour les actions en faveur de l’inclusion des personnes LGBTI+ et/ou en situation de handicap, mais aussi issu·es de quartiers défavorisés. L’octroi des subventions municipales doit par ailleurs être conditionnée à l’engagement des associations et des clubs à mener des actions contre toutes les discriminations. 

11) Envisagez-vous de conditionner le soutien financier, voire l’accès aux équipements, à un engagement des clubs sportifs en faveur de la lutte contre les discriminations dans le sport ?

Comme expliqué plus haut, oui, c’est une mesure que nous comptons prendre.

ENCOURAGER LA VIE ASSOCIATIVE & LA VISIBILITÉ LGBTI :

12) Le Centre LGBTQI de Paris Île de France est totalement sous dimensionné en termes de locaux et sous-financé pour notre agglomération. Que mettrez-vous en oeuvre pour l’accompagner ?

Nous comptons explorer les options qui s’offrent pour reloger le Centre LGBTQI+ dans des locaux qui correspondent davantage à son action et ses besoins. Par ailleurs nous comptons sanctuariser les financements apportés aux associations et mettre fin à la logique de financement par projets, qui ne correspond simplement pas aux réalités d’associations comme le Centre ou le Mag jeunes LGBT+

13) Les associations domiciliées à Paris font face à des frais de fonctionnement importants (notamment pour obtenir des locaux et avoir des salarié·e·s). Quelle politique et aides comptez-vous mettre en place pour aider à pérenniser et développer le travail des associations LGBTQI+ à Paris ?

Comme développé plus haut : mise en place de financements correspondant réellement aux frais de fonctionnement et fin de la logique de financements par projets. Il est grand temps de respecter les libertés associatives et leurs propres projets. 

14) La mairie de Paris a soutenu l’organisation du Printemps des Associations, la Quinzaine des Fiertés et surtout de la Marche des Fiertés LGBT+, l’un des évènements parisiens les plus importants sur la voie publique, d’envergure internationale. Comment ce partenariat pourrait-il être renforcé ? Un local sera t’il enfin mis à disposition de l’Inter-LGBT ?

Ce partenariat est précieux et important. Il peut être renforcé par la mise à disposition d’un espace plus vaste pour le Printemps des Associations qui accueille chaque année davantage de public. Lors de la quinzaine, la Mairie aussi se doit de participer, notamment par une campagne de communication contre les LGBTI-phobies à l’échelle de la ville. Nous comptons également travailler avec l’Inter-LGBT afin qu’elle dispose d’un local à la hauteur du travail intense et précieux qu’elle fournit tout au long de l’année !

15) Paris est l’une des dernières métropoles internationales qui ne dispose pas d’un Centre d’Archives LGBTQI. Depuis septembre 2017, le Collectif Archives LGBTQI et les associations ont conçu un projet respectueux des besoins de la communauté, fidèle aux missions qui sont celles de tous les autres Centres d’archives à l’étranger. Pour que la création de ce centre devienne une priorité de la mairie, vous engagez-vous : 

  • À inscrire ce projet dans le PIM (Plan d’Investissement de la Mandature) avec un soutien pluriannuel au fonctionnement ? 

Nous nous y engageons.

  • À établir une convention de partenariat équilibré, bilatérale et multilatérale avec le Collectif Archives LGBTQI et les autres partenaires (institutionnels, universitaires) ?

Nous nous y engageons

  •  À travailler avec le Collectif Archives LGBTQI pour identifier des partenaires financiers privés, nationaux et internationaux ? 

Nous nous y engageons; c’est un projet auprès duquel Danielle Simonnet est engagée depuis longtemps, en témoignent ses nombreux voeux au conseil de Paris en sa faveur. Cet engagement ne faiblira pas, des solutions existent, comme par exemple celle de consacrer une des mairies d’arrondissement au projet. La ville doit par ailleurs respecter ce projet et ne pas en déposséder les associations : c’est aux associations communautaires LGBTQI de maitriser leurs propres archives, le travail de mémoire et de transmission. 

  • Le dossier de création d’un monument LGBTI, lieu de mémoire pour toute la communauté LGBTI, a avancé et un lieu a été décidé. ? Quelles sont les prochaines étapes et quel calendrier envisagez-vous pour faire aboutir ce projet ?

Nous sommes favorables à ce que le calendrier du dossier monument LGBTI soit le plus rapide possible. Toutefois, sur ce sujet l’Etat doit prendre également ses responsabilités; la Mairie fera en sorte de l’interpeller dans ce sens

VIOLENCES ET DISCRIMINATIONS :

16) Envisagez-vous de continuer l’observatoire parisien sur les violences LGBTI, rassemblant les acteurs associatifs, la préfecture et les élu·e·s de la Ville sous l’égide de la mairie ?

Oui. Il faut obtenir de la Préfecture de Police le détail par arrondissements des statistiques des violences LGBTphobes parisiennes recensées. Un voeu avait été adopté en ce sens au Conseil de Paris à la demande de Danielle Simonnet mais n’a à ce jour pas été appliqué. 

17) Souhaitez-vous la création d’une police municipale ? Si oui, quelle formation envisagez-vous et quel rôle sera-t-elle éventuellement amenée à jouer dans la lutte contre les discriminations et violences, en particulier envers les personnes LGBTI ? Cette police sera-t-elle bien non-armée ?

Nous sommes opposé·es à la création d’une police municipale et à toute surenchère sécuritaire. Nous sommes en revanche favorable à la création de postes d’officier·es de liaison pour assurer un meilleur accompagnement des victimes de violences LGBTI-phobes

18) Pour garantir le droit à la vie privée des personnes trans, des consignes seront-elles données aux assesseurs des bureaux de vote pour ne pas annoncer la civilité et le prénom des personnes à haute voix ?

Oui

19) Les travailleurs et travailleuses du sexe sont des cibles privilégiées pour les agresseurs, en particulier depuis la loi de pénalisation des clients qui a fait empirer leurs conditions de travail et les poussent à la clandestinité, comme le montre l’étude de Médecins du Monde. Comptez-vous soutenir les programmes de lutte contre ces violences et d’accompagnement des victimes comme le projet Jasmine mis en place avec Médecins du Monde ?

Oui. Nous nous engageons par ailleurs à ne prendre aucun arrêté municipal visant à limiter leur stationnement.

FAMILLES :

20) Quelles actions entendez-vous mener pour favoriser un accueil bienveillant de toutes les familles au niveau de la petite enfance et du péri-scolaire ?

Nous comptons engager une politique de formation des personnels municipaux de la petite enfance et du périscolaire à la diversité des familles. Cela s’accompagne également de la promotion d’une éducation qui n’érige pas les normes de genre en modèles mais permette aux enfants de s’épanouir tel qu’iels l’entendent

21) Les seniors LGBTI, en particulier quand elles sont séropositives, sont souvent particulièrement isolé·e·s. Leur permettre de rester à Paris, c’est leur garantir de rester à proximité d’un tissu associatif communautaire qui parfois est un des rares remparts contre la solitude. Dans un contexte immobilier et social tendu, quelles solutions seront mises en place (accès aux EPHAD, habitat groupé avec Paris Habitat etc).

Encore une fois, la formation des agents est centrale. Par ailleurs, nous souhaitons encourager les initiatives d’habitat groupé et nous engageons à travailler avec les bailleurs sociaux et les associations communautaires. Bien évidemment cela interagira positivement avec notre politique plus vaste de baisse des loyers et de réquisition des logements vides à l’échelle de la Ville

INTERNATIONAL :

22) La ville de Paris décerne depuis deux ans un prix. Comptez-vous poursuivre ce prix et éventuellement le faire évoluer ?

Nous comptons poursuivre ce prix de façon à ce qu’il visibilise toujours davantage les militant·es de terrain

23) La Marche des Fiertés ainsi que les autres évènements LGBTQI+ de Paris sont des moments permettant à la ville de Paris de s’afficher comme une ville ouverte et tolérante. L’organisation de ces évènements se fait par des bénévoles avec le support financier des collectivités territoriales. Assurerez-vous l’alignement des financements aux associations LGBTQI+ avec celles des autres capitales européennes et/ou à l’international organisant des évènements similaires en taille et importance ?

Oui

24) Paris est une ville où vivent de nombreux·ses réfugié·es et demandeurs·euses d’asile dans des conditions souvent effroyables. Les personnes LGBT dans cette situation sont particulièrement fragiles car souvent sont mal logées, ne peuvent bénéficier du soutien de leurs compatriotes, voire même peuvent être à la merci de persécutions et de crimes d’honneur. Quelles mesures envisagez-vous pour faciliter leur mise à l’abri et leur accompagnement ? Une solution sera t’elle trouvée pour que le BAAM puisse continuer son action, notamment en faveur des personnes trans ?

Pour répondre à la crise d’hébergement, nous souhaitons reconvertir des locaux comme une partie de ceux de l’Hôtel-Dieu ou des trois mairies d’arrondissement inoccupées, en centres d’hébergements. Ces centres devront bien sûr comprendre un personnel formé à l’accompagnement des personnes LGBTI. Nous comptons mettre à disposition du BAAM un local pérenne afin que l’association puisse reprendre son action, qui est d’utilité publique. Par ailleurs, nous proposons de tripler le nombre de logements sociaux réservés aux migrants LGBTI. La précédente mandature en a ouvert 20, ce n’est pas suffisant. Nous proposons d’en ouvrir 60 à l’horizon 2026. 

Quand d’autres proposent une police municipale à 60 millions d’euros, avec la même somme nous pensons prioritaire de créer 4700 places d’hébergement à avec accompagnement social. 

25) Paris a co-présidé « Metropolis », un réseau des 138 plus grandes métropoles au monde. Parmi ce réseau, de nombreuses villes se trouvent dans des pays qui criminalisent les personnes LGBTQI+. Comment agirez-vous dans les différentes instances internationales où siège la ville de Paris pour porter une vision respectueuse et inclusive de tou·te·s les habitant·e·s, sans discriminations ?

Paris doit s’assumer comme tribune à l’internationale, de défense de l’égalité des droits et des libertés fondamentales. La solidarité avec les peuples, avec les minorités opprimées sera privilégiée aux relations institutionnelles entre capitales. Notre rôle d’interpellation dans ces instances est essentiel. Paris doit être une ville refuge pour les personnes LGBTQI+ criminalisées. 

26) Paris est membre de l’Association internationale des Maires Francophones. Parmi les autres villes membres, certaines pourchassent parfois les militant·e·s LGBTQI+ (Tunisie, Maroc, Sénégal etc.). Quelle sera votre stratégie pour soutenir les communautés LGBTQI de la francophonie

Il faut décolonialiser l’approche de la francophonie. Le mieux c’est toujours de donner des espaces de pouvoir aux personnes concernées : c’est par exemple le cas du Global Fund, et c’est une des organisations internationales les plus efficaces, qui donne de la visibilité et du pouvoir aux personnes séropositives et globalement LGBTI dans des pays où ils pourraient pourtant être en danger.

POUR UNE ADMINISTRATION ENGAGÉE :

27) La ville compte-elle s’engager dans une labellisation diversité, comme le label diversité certifié par l’AFNOR ?

Oui

28) Est-il envisagé d’intégrer dans les appels d’offres de la ville une clause d’engagement dans la lutte contre les discriminations pour les moyennes et grandes entreprises qui candidatent ?

Oui

29) Le déménagement de la librairie Les mots à la bouche dans le Marais nous rappelle que la communauté LGBTQI+ est particulièrement touchée par la hausse des loyers et la gentrification de la capitale. L’aménagement de la capitale afin d’accueillir les Jeux Olympiques de 2024 risque d’exacerber ce phénomène. Quelles politiques comptez-vous mettre en place une fois élu·e·s afin de préserver la vie LGBTQI+ pour tout·e·s les concerné·e·s et non les plus fortuné·e·s ?

Comme évoqué plus haut, nous comptons mettre en place une politique de baisse des loyers et de réquisition des logements vides. Il est également envisageable de faire valoir le droit de préemption de la mairie lorsque les associations et collectifs d’intérêt général sont menacés par la prédation financière. En règle générale, nous sommes en faveur d’une politique de lutte contre la gentrification dont un effet sera nécessairement de préserver une vie LGBTQI+ accessible à tout le monde et pas seulement aux plus fortuné·es ou au tourisme rose.

Dans le Marais, la ville de Paris a raté trop d’occasion de préempter des locaux commerciaux pour préserver les établissements culturels, les commerces indépendants et les bars militants. Il faudra y remédier afin de ne pas abandonner ce quartier aux commerces du luxe et des grandes enseignes. 

30) Plusieurs cas ont été reportés à des associations LGBTQI+ de mégenrage et de mauvaise volonté manifeste par des employé·e·s municipaux·ales d’appliquer la loi 2016 de CEC (changement d’état civil) et de changement de prénom. Comment garantirez-vous un accueil respectueux des personnes quel que soit leur identité de genre ou/et leur orientation sexuelle ?

Comme évoqué plus haut nous comptons mettre en place une politique active de formation des agent·es municipaux·les à l’accueil des personnes trans notamment au sein des services d’Etat-civil. La loi concernant le changement de prénom est claire, il y aura une tolérance zéro en cas de non-application ou de redirection de toute demande au tribunal. Nous comptons également travailler là dessus avec les associations qui mènent depuis plusieurs mois un travail de recensement des cas de non-respect de la loi concernant le changement de prénom.

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