Réponse à l’interpellation du CRAN sur la création d’un Musée de l’esclavage

Réponse à l’interpellation du CRAN sur la création d’un Musée de l’esclavage

Le CRAN a adressé aux candidats à la Mairie de Paris un questionnaire sur des questions de mémoire et particulièrement sur la création d’un Musée de l’esclavage. Voici nos réponses :

Quel budget voulez-vous consacrer à la construction du musée ? Quel lieu voulez-vous lui attribuer ? Et dans quel délai voulez-vous que le musée soit achevé ? 

Nous soutenons bien évidemment la proposition que vous portez de créer à Paris un musée de l’esclavage. Elle avait d’ailleurs été soutenue par Danielle Simonnet en 2017 au Conseil de Paris, lors de sa présentation via un voeu par Raphaëlle Primet. Nous vous adressons également tous nos remerciements pour le travail très approfondi sur le rapport de préfiguration de ce musée.

Nous nous engageons à ce que ce projet soit concrétisé d’ici la mi-mandat en 2023. Le budget alloué dépendra du type d’infrastructure retenu, mais nous souhaitons que son montant soit fixé en associant les associations comme la vôtre, qui a porté ce projet, et qu’en tout état de cause les moyens alloués soient proportionnés aux besoins.

Nous comprenons votre souhait d’avoir un financement en partie privé par la création d’un GIP, mais le problème du recours au financement privé est qu’il permet à des multinationales ou des mécènes de se donner une image de marque alors qu’ils peuvent être responsables d’activités très polluantes de surexploitation, dans des logiques post-coloniales.

Par ailleurs, ce musée ne pourrait-il pas faire partie du réseau des musées municipaux gérés par l’établissement public Paris musée ? Cela nous semble souhaitable, mais nous sommes ouvert.e.s à la discussion avec vous et nous le resterons tout au long du mandat.

Concernant le lieu qui lui sera alloué, nous soutiendrons vos propositions de localisation (Hôtel de la Marine à la Concorde ou une péniche de grande taille située sur la Seine). Concernant ce dernier lieu (la péniche) il nous semble cependant indispensable qu’une expertise indépendante vérifie la compatibilité d’un tel lieu (potentiellement inondable et humide) avec la conservation de documents historiques.

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