Instaurons un droit aux vacances pour tous les enfants

Instaurons un droit aux vacances pour tous les enfants

Cette semaine, c’est le début des vacances de février. Une belle occasion pour les enfants de partir de Paris, de s’évader, de découvrir des horizons différents. Mais hélas, pas pour tout le monde… En effet, un enfant sur quatre ne part jamais en vacances parce que sa famille n’en a pas les moyens. A Paris, l’équipe d’Anne Hidalgo n’a cessé de réduire les moyens des colonies de vacances Arc-en-ciel : alors qu’ils étaient 12 000 enfants en 2001 à en bénéficier, ils ne sont plus que 5 000 à 7 000 actuellement, alors que les demandes sont nombreuses. Pire, la Mairie a tenté en 2018 de supprimer ces colonies, et n’y a renoncé que parce que les parents ont été très nombreux à se mobiliser !

Un droit aux vacances pour tou.te.s les jeunes Parisien.ne.s

Au contraire, avec les listes Décidons Paris, nous voulons garantir à chaque enfant le droit de partir en vacances. En effet, nous proposons que chaque enfant ou adolescent, de 4 à 18 ans, ait le droit s’il ou elle le souhaite, de partir en colonie de vacances une fois par an. Ces colonies pourront également avoir lieu lors des petites vacances scolaires. Nous développerons également les classes découvertes, pour que tout enfant puisse en bénéficier au moins une fois dans sa scolarité du primaire.

Un droit universel

Nous garantirons l’effectivité de ce droit aux vacances pour tous les jeunes : notamment pour les jeunes en situations de handicap, qui sont aujourd’hui très souvent exclus des sorties et séjours (dans les centres de loisirs par exemple). Aucun enfant ne sera exclu de ces sorties ni des séjours en colonie : nous investirons pour que la Ville dispose en nombre suffisant de modes de transports adaptés à toutes les situations de handicap, et modifierons les clauses des appels d’offre pour imposer que l’ensemble des séjours (en colonie, centre de loisirs ou sortie scolaire) soient accessibles à tous les jeunes.

Un levier d’émancipation

Colonies ou sorties scolaires et extra-scolaire constituent pour les enfants des expériences qui leur permettent de développer un autre rapport au vivant et à la nature, de vivre une expérience de vie collective unique qui contribue également à la réussite scolaire. Elles sont un vrai levier d’émancipation. Parce qu’elles sont organisées au niveau parisien, les colonies Arc-en-ciel garantissent également une expérience de mixité entre jeunes de tous les quartiers et de toutes les origines sociales.

Combien ça coûte ?

Aujourd’hui, moins d’un jeune sur 50 seulement bénéficie des colonies de vacances Arc-en-ciel mises en place par la Mairie, pour un financement public total de 4 millions d’euros par an.

En tenant compte du fait que certains jeunes choisiront de partir en vacances avec leurs parents plutôt qu’en colonie, la mise en place du droit aux vacances conduirait à un financement supplémentaire de :

  • 45 millions d’euros si un jeune sur 4 choisit de partir en colonie
  • 70 millions d’euros si un jeune sur 3 choisit de partir en colonie

Par ailleurs, le droit aux vacances doit se construire sur le long terme. En rachetant, avec d’autres communes éventuellement, des centres de vacances à la mer,  à la campagne et à la montagne, la ville pourrait à long terme réduire les coûts par enfant des colonies de vacances. Développer le parc de centres de vacances de la ville de Paris pourrait permettre à la fois de garantir un droit aux vacances aux jeunes mais également de développer à moindre coût les classes vertes et voyages scolaires pour les écoliers et collégiens. En mutualisant l’acquisition de centres de vacances avec d’autres municipalités nous pourrons étendre le droit aux vacances à d’autres jeunes, issus de communes moins dotées que Paris tout en garantissant une occupation de ces centres toute l’année ou presque. 

Dans un contexte où les candidat-e-s Anne Hidalgo, Rachida Dati et Cédric Villani choisissent de mettre en place une police municipale, évaluée à 60 millions d’euros par an rien qu’en dépenses de personnel, nous avons d’autres priorités : défendons d’abord l’émancipation des jeunes par le droit aux vacances !

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