Logement social : Paris hors la loi !

Logement social : Paris hors la loi !

Alors que la majorité municipale n’a pas initié une seule démarche pour exiger de l’Etat un contrôle de l’application de l’encadrement des loyers lorsqu’il était précédemment appliqué, à deux mois des élections, la voilà prompte aux annonces. Mais une fois de plus, la rengaine reste celle de l’impuissance “c’est pas nous, c’est la faute de l’Etat”. 

Selon l’étude de l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), depuis le 1er juillet, retour en vigueur de l’encadrement des loyers, une annonce sur deux serait illégale. Pour y remédier, l’adjoint au logement assure avoir envoyé un courrier au gouvernement et propose un pseudo dispositif non contraignant, sans en préciser les moyens, assorti d’un référendum-plébiscitaire en 2022 pour savoir s’il faudra le poursuivre ! 

Mais comment croire un seul instant que l’accompagnement des locataires sans aucune contrainte et contrôle supplémentaire sur les propriétaires puisse avoir un quelconque effet ? Quand on se reconnaît irresponsable, on ne candidate pas aux responsabilités !  

L’échec complet de l’exécutif parisien pour réguler Airbnb a pourtant démontré la totale insuffisance de l’équipe d’une trentaine d’agents pour tout Paris pour contrôler les locations saisonnières de courte durée via les plateformes type Airbnb. La population parisienne d’après l’APUR, diminue même faute de résidences principales. Au lieu de vouloir à tout prix une police municipale, l’exécutif ferait bien de se préoccuper enfin de  la police du logement ! 

  • Nous continuons d’exiger la création d’au moins 100 agents pour faire contrôler le respect de la loi sur Airbnb et l’encadrement des loyers !  

L’urgence pour faire respecter le droit au logement contre le droit de spéculer sur le logement exige le transfert de nouvelles compétences de l’Etat à la ville et pas un référendum bidon quasi plébiscitaire pour savoir si la ville continue à accompagner les locataires dans l’information sur ses droits (ce que font déjà les permanences dans les points d’accès aux droits mais de façon sous dotées en moyens humains) ! 

  • Nous proposons un référendum pour exiger que la compétence de fixer le loyer de référence (et à un niveau différent du loyer médian actuel), soit transférée à la ville de Paris et permette donc ainsi d’encadrer les loyers à la baisse. Ce référendum doit également créer le rapport de force nécessaire pour exiger du gouvernement le transfert de la compétence en matière d’application de la loi de réquisition.
  • Nous ferons respecter l’encadrement des loyers aux propriétaires alors qu’aujourd’hui c’est le locataire qui est en position de faiblesse qui doit saisir les autorités : la ville doit prendre ses responsabilités dans le contrôle des agences immobilières
  • Nous défendons la mise en place d’une autorisation préalable à louer avec des agents dédiés pour garantir que l’encadrement est respecté. 

La Ville de Paris est aussi hors la loi dans sa politique d’attribution des logements sociaux selon le récent rapport de l’APUR : si dans les quartiers populaires politique de la ville elle atteint les objectifs d’attribution de logements pour les revenus plus confortables, dans les quartiers non politique de la ville, seuls 8% des attributions de logements sociaux bénéficient à des familles pauvres, au lieu des 25% visés et cette discrimination des plus bas revenus s’aggrave. 

Pour découvrir plus en détail les propositions programmatique de “Décidons Paris” sur le logement, nous vous invitons à l’action RIC Logement de ce jeudi à 17h à Stalingrad Jaurès.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *