Journée Internationale des Migrant.e.s : mobilisons-nous contre les politiques inhumaines de l’UE, du gouvernement et de la mairie !

Journée Internationale des Migrant.e.s : mobilisons-nous contre les politiques inhumaines de l’UE, du gouvernement et de la mairie !

Le 18 décembre, jour de commémoration de la Convention internationale sur la protection des droits de tou.te.s les travailleurs.ses migrant.e.s et des membres de leur famille, nous appelons à rejoindre les rassemblements et les marches organisées à l’occasion de la journée des migrant.e.s. Nous nous mobiliserons contre les mesures meurtrières du gouvernement d’Emmanuel Macron et de l’Union européenne qui précarisent, laissent mourir aux frontières, enferment et expulsent. Nous nous mobiliserons pour la prise en charge des personnes exilées dans la dignité, pour un accès aux droits fondamentaux.

Près de 20 000 personnes sont mortes en méditerranée depuis 2014

Des politiques inhumaines

La mer Méditerranée a vu périr 2260 migrant.e.s rien qu’au cours de l’année 2018. Depuis 2014, 20 000 enfants, femmes et hommes sont mort.e.s à nos frontières. Pourtant, rien n’est fait par les gouvernements pour enrayer les souffrances et les violations des droits humains. A l’inverse, on assiste à une surenchère xénophobe entre la majorité présidentielle et l’extrême droite, tandis que les politiques antisociales et violentes mettent en danger l’intégrité physique et psychique des personnes migrantes, dont une part non négligeable de mineurs non accompagnés.

Même à Paris…

A Paris, l’inhumanité de nos politiques migratoires se répercutent de plein fouet sur le terrain dans certains des quartiers les plus précarisés de la capitale où, depuis 2015, des camps de fortune sont formés par ceux qui tentent de trouver un abri dans notre pays. Les réponses de la mairie et de la préfecture ont été uniforme : expulser ces personnes (59 expulsions en 4 ans), les repousser loin de la capitale.De République à Stalingrad, de la Chapelle à la porte d’Aubervilliers, toujours plus loin de ceux qui constituent vraisemblablement la vraie préoccupation de la majorité à l’Hôtel de ville, les touristes et les riverains les plus riches.

Le camps du canal Saint-Martin

En 2019, nous comptions près de 3600 personnes sur les campements du nord-est parisien et de Saint-Denis, un record depuis 2015. Pourtant, la Ville de Paris n’assume pas sa compétence en matière de protection de l’enfance vis-à-vis des mineur.es accompagné.es, des familles à la rue et des femmes enceintes. En novembre près de 700 enfants et leurs familles dormaient à la rue. Ces enfants sont en parallèle soumis à la loterie hasardeuse des reconnaissances de minorité (maintes fois dénoncées par Human Rights Watch) et renvoyer de l’Aide Sociale à l’Enfance dès qu’ils atteignent 18 ans.

Les opérations de « mise à l’abris » dont se félicite Hidalgo sont de vastes blagues qui consistent à héberger des personnes en gymnases durant environ 3 semaines (dans le meilleur des cas, sinon à peine quelques jours) avant de les renvoyer sur les camps. Des dizaines de femmes enceintes sont à la rue, l’une d’entre elle a perdu son enfant en novembre parce qu’elle fut obligée d’accoucher dehors. De même, 15 à 20% des personnes qui vivent sur les campements insalubres du nord-est parisien et de Saint-Denis sont réfugiées, c’est-à-dire des personnes à qui la France a reconnu une protection et qui ont le droit au logement, à l’emploi…

Evacutation du camp de Stalingrad, le 4 novembre 2016 où près de 2000 personnes se trouvaient / AFP PHOTO / LIONEL BONAVENTURE

Luttons pour une politique d’accueil !

Contre l’errance organisée et la marginalisation quelle réponse de la part des autorités ? Aucune, à part le harcèlement policier quotidien, la surveillance, le renvoi en Centre de Rétention Administrative, le labyrinthe oppressif de l’administration, la rue et les camps, la misère et la faim. Nous ne vivons pas, ni n’avons jamais vécu de “crise des migrants”. Nous vivons une crise de l’accueil ! Un refus net et simple des autorités politiques de ce pays à prendre leurs responsabilités pour engager les moyens nécessaires à la mise en place d’une vraie politique de l’accueil !

Près de 700 enfants dorment dans les rues de Paris

Nous devons donc lutter, et marcher ensemble et nous marcherons ! Allié.e.s ou concerné.e.s, membres d’associations, de syndicats ou personnes simplement solidaires, nous marcherons ensemble pour le respect des droits, de la dignité humaine et la mise en place d’une politique d’accueil contre les mesures xénophobes et répressives du gouvernement et de la majorité à l’hôtel de ville.

Egaux, Egales, personne n’est illégal !

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